Il y a encore quelques années, s’équiper d’un robot humanoïde fonctionnel impliquait un budget de recherche à six chiffres. En 2026, le Unitree G1 démarre à 13 500 $ en vente directe — un changement d’ordre de grandeur qui mérite d’être analysé plutôt que simplement constaté.
Une baisse de prix, pas un effet d’annonce
Le prix de lancement du G1 en 2024 était de 16 000 $. Unitree l’a revu à la baisse fin 2025, jusqu’à l’entrée de gamme actuelle à 13 500 $ en direct, ou 17 990 $ chez les revendeurs américains. Ce n’est pas un prix promotionnel ponctuel : c’est devenu le tarif de référence du modèle sur la durée.
D’où vient cette baisse ?
Plusieurs facteurs concourent à la baisse des coûts : la production en plus grande série (Figure AI est ainsi passée d’un robot par jour à un robot par heure sur son site BotQ en moins de quatre mois), la standardisation des actionneurs et des composants électroniques, et une concurrence désormais réelle entre plusieurs fabricants chinois et américains sur le segment accessible.
Ce que cela ne change pas encore
Un prix d’achat plus bas ne signifie pas une capacité équivalente à un robot professionnel. Le G1 reste un modèle d’entrée de gamme, quand le H2 de la même marque, plus robuste et plus cher (29 900 $), ou les modèles industriels de Boston Dynamics et Figure AI, ciblent des usages professionnels avec des exigences de fiabilité très différentes. Comparer uniquement les prix sans regarder l’usage visé donne une image trompeuse du marché.
Un segment qui s’élargit par le bas
L’effet le plus concret de cette baisse est l’ouverture du marché à des chercheurs indépendants, des universités aux budgets modestes et de petites entreprises de robotique, qui pouvaient difficilement justifier un investissement à six chiffres. Cette démocratisation du matériel pourrait, à terme, accélérer le développement logiciel et l’expérimentation autour des robots humanoïdes, indépendamment des grands groupes industriels.



